Tony MINARTZ / Vendu

( Cannes, 1873 – 1944 )

Le parc, vers 1900
Huile sur toile
59 X 81 cm
Signée en bas à gauche

Né à Cannes en 1873, Tony Minartz est un peintre et décorateur autodidacte. Il se fait connaître en exposant au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts à partir de 1896. Il exposera également au Salon des Indépendants et à la Galerie Devambez.
Il est dès lors reconnu comme le peintre de la Belle époque, témoin de la vie nocturne parisienne :
« Il reste un des plus fins observateurs de la vie heureuse d’une certaine société de la Belle Époque aux Années Folles. L’œuvre de Minartz se place sous le signe de la spontanéité. Spontanéité du trait, maîtrise du dessin. Ce virtuose du dessin est capable de croquer en quelques minutes une amusante scène de rue, une violente altercation en coulisses, les intimes confidences ou la lassitude d’une danseuse, l’excitation qui règne dans les salles de jeux, ou la gaieté populaire qui éclate à la vue d’un feu d’artifice. Minartz demeure un témoin authentique de son temps au risque de paraître démodé à quelques-uns. Ses créations de 1900 à 1940 peuvent être considérées comme autant d’irremplaçables morceaux d’anthologie, populaire ou mondaine. Elles s’inscrivent aux côtés des œuvres des meilleurs « crayons » de son époque tels que Forain, Steinlen, Willette, Hermann Paul, Caran d’Ache et Abel Faivre. » – Claude Robert, « Tony Minartz »,1983

Minartz est aussi un talentueux illustrateur : il collabore ainsi avec L’Assiette au Beurre, Gil Blas, et de nombreux ouvrages de bibliophilie.
Durant les années 1900 et 1910, Tony Minartz travaille pour le couturier Jacques Doucet, exécutant dessins et aquarelles d’élégantes et de défilés.

«  Antoine Guillaume Minartz, que les amis appelaient Tony, né à Cannes, fut considéré comme le peintre du Paris nocturne : le bals, les prostituées, les fêtes, les restaurants, les lupanars, les Grands Boulevards à partir de une heure du matin n’avaient plus de secrets pour lui. « Notre temps est stupéfiant de snobisme et d’ironie. Voilà », s’écriait-il. Son temps, c’est la Belle Epoque qu’il sut si bien saisir. Spirituel observateur montmartrois aux touches et aux taches bariolées, dans son En quittant le Moulin Rouge (1901), il se fit plus discret en harmonisant les roses, les verts et les bruns. »
Extrait de « Le Moulin Rouge en folies » de Francesco Rapazzini.